22/05/2008

mercredi 21 mai

C'est deux derniers jours nous avions l'impression de vivre dans un parc d'attractions. Chaque moment pouvait être vécu comme un tour de manège ...

  

Hier, les portes de notre parc imaginaire à peine franchies, nous nous sommes dirigés tout de suite vers le grand 8. Les douleurs de Clément devenaient tellement gênantes que nous ne voulions plus les voir. Nous sommes donc passé à la caisse pour commander nos tickets. A ce stade, l'excitation était là. Vivement qu'on y soit, les infirmières ont dit qu'on verrait la différence, on en ressort changé, etc. On voit le grand moment arriver mais on en prend pas vraiment conscience, cela nous paraît encore lointain. Et puis il faut toujours que le gars de l'attraction arrive et avant qu'on ne soit vraiment prêt, nous assène un « hé vous là, c'est à votre tour, avancez... » Quoi ?!? déjà ? mais c'est pas un peu tôt ? on nous avait dit que ...mais... heu. Nous embarquons dans notre petit wagon et là notre cœur commence à se serrer. On ne nous a pas vraiment expliqué en quoi consistait l'opération, ce que l'on allait vraiment lui faire, dans quelles conditions. Sera-t-il bien endormi ? Va-t-il avoir mal ? Est-ce que la chirurgienne, que l'on ne nous a jamais présentée est vraiment spécialisée dans les petits bouts comme lui ? Les inconnues se multiplient et le stress augmente. Sous nos pieds, l'on ressent le « tacatacatac » de la crémaillère qui tire notre wagon jusqu'au sommet des montagnes russes. Bien plus bas, petit comme des crottes de mouches, on distingue à peine notre environnement habituel qui se perd comme dans un brouillard. Arrivés en haut, il y a comme un no man's land, un moment particulier ou on a l'impression que tout se fige. C'est comme si le cerveau s'était mis en mode veille... Puis, notre wagon commence d‘abord lentement puis de plus en plus vite à dévaler cette pente qu'on appréhendait. Il est 15h30, je dois prévenir François, aller le chercher, téléphoner aux grands-parents, rejoindre Clément au plus vite ... mais par où commencer ? De loopings en vrilles, de tersions, en rouli-bouli, l'émotion est à son comble. On roule, on descend, on chavire et enfin, on arrive à l'entrée de la chambre. Mais comme toute bonne montagne russe, quand on pense que le trajet touche à sa fin, le wagon repart pour un second tour de folles cavalcades... Clément que l'on devrait retrouver changé, hurle, crie, pleure, il a mal et ça nous chamboule ! On a beau faire ce que l'on peut, rien n'agit. L'attraction dans lequel on se trouve devient de plus en plus inconfortable et semble durer une éternité. Pourtant, on le sait tous, cela ne dure qu'une poignée d'heures. Néanmoins, comme chaque fois après une attraction forte, on sort de là avec une mine terne et les jambes qui flageolent. Bref vous pouvez imaginer notre état d'hier soir...

Après ça, il fallait qu'on se change les idées... et tout le monde nous y a aidé. C'était du soutien de masse : messages et invitations en tout genre. Et des attractions plus agréables, il y en a. Alors après notre manège à sensations fortes, nous avons décidé de rejoindre un petit restaurant spécialisé dans la cuisine méditerranéenne où un délicieux couscous nous attendait. Un peu plus loin, nous avons également été attiré par une échoppe de desserts. Le trio de mousses au chocolat (blanc, au lait et noir) et fruits frais nous a rapidement requinqué. merci aux cuisinières qui se sont décarcassées ! Pour terminer cette première journée, nous avons aboutis au palais du sommeil pour un repos bien mérité.

Le lendemain matin, nous avançons davantage dans le parc et nous y croisons des diseuse de bonne aventure. L'une d'entre elles, nous a prédit le passé ;-) (?). Selon elle, Clément aurait pris 10 gr et aurait passé une +/- bonne nuit. Afin de vérifier ses dires, nous nous sommes rendus sur une petite attraction : la chenille. Cette dernière longeait les montagnes russes, que nous avons rapidement évité. Nous avons préféré nous rendre sur la plaine de jeux des enfants et jouer avec le petit toboggan. Arrivés en salle 40, notre petit bout était un peu bougon mais à peine dans les bras, qu'il s'apaisât pour le reste de la journée.... Beaucoup plus détendu que la veille, il ne semble plus avoir mal et a même fait quelques brefs sourires à sa Kinou et Mamydo. Ce genre de manège s'apparent plus à un paisible tour en barque sur l'étang du parc. Ouf, quel plaisir de le voir se reposer comme cela. Mais cette journée nous réservait encore une dernière surprise ! Deux superbes gâteaux (bavarois au fruits de la passion et chocolat/crème brûlée) nous ont été préparés et apportés par les mains d'artiste du papa du petit Léandro (le voisin de lit de Clément) pour fêter son bon rétablissement. Cette remarquable intention nous a énormément touché et a été partagée avec les infirmières ... aux yeux très gourmands.

Repus par tant d'émotions et de si douces attentions, c'est le cœur regonflé à bloque que nous sommes revenus chez nous pour profiter de notre soirée... Comme seule conclusion... je ne suis toujours pas prête à payer pour de réelles attractions forts, vive les petits plaisirs de la vie de tout les jours et merci à tous pour votre soutien.

00:57 Écrit par Marie et Fran dans Notre actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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