21/05/2008

Mardi 20 mai

Les rayons du soleil, au travers des volets, viennent me lécher le visage et me sortent de mon sommeil. Nous sommes mardi et Clément doit passer sur le billard cet après-midi. Même si cette dernière donnée ne quittera plus mes pensées de la journée, je décide de me lever et de préparer mes affaires en pensant aux diverses activités qui m'attendent. Marie, elle est déjà à la tâche et a entrepris de peindre la chambre de notre petit homme. Une prochaine note vous permettra peut-être de contempler le résultat ... mais ça, c'est une autre histoire.

 

Pendant que le bus file vers Liège, je regarde une nouvelle fois ma montre. 11h ! Plus que 2h avant l'intervention, j'espère qu'il dort et qu'il a su prendre des forces avant l'épreuve qui l'attend. Grâce au coup de téléphone du matin, on sait qu'il a passé une bonne nuit et qu'il a encore grossi de 50gr. ... de bons présages ? De toute façon, on ne peut plus rien faire hormis attendre le coup de fil des infirmières nous signalant son retour du bloc. « Attendre », on peut dire que ce mot on l'aura conjugué à tous les temps ... nous qui voulions simplement « aimer ». Mais bon , ce n'est que partie remise. Le bus arrête enfin sa course et libère ses occupants. J'arrive à ma première escale : St Martin.

Après avoir rencontré 2-3 étudiantes, discuté avec mes collègues, je m'installe à la salle des profs et j'entame mon sandwich, il est midi. Le compte à rebours continue, la pression est de plus en plus présente. Comme Marie, je décide de m'occuper l'esprit et me lance dans la correction de travaux d'élèves. 13h ! Entre deux copies, j'imagine notre tout petit Clément sur une grande table d'opération. A cette vision se joint des souvenirs de l'accouchement. Je me mets à repenser à l'anesthésiste super sympa, l'ambiance « décontractée » qui régnait dans la salle, même la tête cagoulée de ma cousine Emile me revenait. Le fait de faire remonter ces souvenirs à la surface me permettait de me sentir mieux, plus détendu. J'avais confiance. Il était pratiquement 15h30 quand mon gsm s'est mis à sonner. La clinique venait d'avertir Marie que l'opération s'était bien déroulée et que notre grenouille commençait déjà à se réveiller. Sans perdre un instant, nous courrons rejoindre la salle 40.

A peine arrivés, nous entendons que, de son petit lit, il réclamait déjà depuis un certain temps toute notre attention et notre affection. Marie le pris directement dans ses bras et s'est mise à le rassurer, le consoler. Les infirmières de leur coté, lui avaient déjà administrées un anti-douleur et leur remède miracle : le G30. Mais après 40 min de cris et de pleurs, nous avons commencé à nous sentir un petit peu désarmé face à un si gros chagrin (de douleurs ?). Les cicatrices lui faisaient-elles mal ? Subissait-il un choc post-opératoire ? ... autant de questions pour tenter de comprendre la raison de cet inconfort. Bien sûr il a dû faire face à une opération. Et il lui faudra bien 2 jours pour s'en remettre, complétait le pédiatre. Nous qui attendions cette opération comme une délivrance, je dois avouer que nous avions mal au cœur de le voir dans un pareil état. Toutefois, pendant la tétée, Clément s'est quelque peu calmé et a pu retrouvé son lit sans faire de trop grandes esclandres. Espérons que ce mieux arrivé en fin de journée soit le début d'une grande amélioration de son comportement.

Que se soit par mail, sms ou via le blog, vous avez été nombreux à nous soutenir pendant cette longue journée. Nous vous remercions une nouvelle fois pour vos encouragements et pour toute l'attention que vous porter à notre petit bout. En un mot comme en cent, nous vous disons : MERCI !  

02:57 Écrit par Marie et Fran dans Notre actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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