15/05/2008

Mercredi 14 mai

Dur Dur de savourer les récentes progressions de notre Clément au milieu des joies et des peines de la salle 40. Au moment d'écrire ce mot, nous avons encore en bouche l'arrière goût de nos sentiments qui ont été passés au shaker. Ce cocktail au goût à la fois doux et amer, nous espérons ne pas devoir y re-goûter trop souvent.

Comme ingrédient, il y a tout d'abord la tristesse d'apprendre qu'une famille vit des moments douloureux, la peine d'entendre qu'un enfant est en souffrance, le souvenir des pires moments traversés avec Clément qui refait surface et la gêne de déranger ces parents auxquels nous voudrions dire tous les mots d'espoirs et de réconfort afin qu'ils trouvent la force de continuer. Courage à Juliette et sa famille, on est de tout cœur avec vous dans ces moments si difficiles... il faut avoir confiance et faire face.

Paradoxalement, il y a eu aussi la joie affichée par les parents d'Estéban. Le « doyen » des bébés de néonat. a pu enfin rentrer à la maison après plus de 130 jours de présence dans le service (et parfois pas des moindres). Même si nos yeux étaient remplis d'envie et d'un peu de jalousie, on sait qu'un jour ce sera également notre tour. Pour clore la petite histoire, sachez que ce titre peu enviable de « doyen », maintenant c'est ... à Clément qu'il revient. Bravo la promotion !

Ensuite, le bonheur d'entendre les bonnes nouvelles concernant la progression de notre grenouille apportées par le bon-papa de François. On a encore pu constater aujourd'hui ses beaux progrès de succion et son long moment sans les lunettes quelque peu assombri suite au coup de téléphone du soir. En effet, l'infirmière nous annonçait que Clément ne s'était pas endormi après notre départ et qu'il avait pleuré une bonne partie de la soirée probablement en raison de douleurs dues à ses hernies... Suite au passage du docteur et grâce au Perdolan, notre petit homme s'est un peu calmé et va essayer de passer sa première nuit sans lunettes mais sous une « bulle » (hémisphère en plexiglas placé au dessus du lit dans lequel on injecte de l'oxygène), ... croisons les doigts pour que cela se passe bien.

Enfin, le simple plaisir de discuter avec des parents que nous ne connaissions pas bien et qui pourtant sont dans la salle 40 depuis presque aussi longtemps que nous.        

Mais ces sentiments et ce panel d'émotions seraient bien plus difficiles à vivre si nous n'étions pas si bien encadrés par les médecins et infirmièr(e)s du service. C'est donc plein de reconnaissance, de vœux d'encouragements teintés d'inquiétude que nous vous souhaitons une bonne nuit.

01:23 Écrit par Marie et Fran dans Notre actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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