05/05/2008

Dimanche 4 mai

Un nouveau risque naturel a été recensé en Belgique ce Dimanche. Notre envoyé spéciale raconte ...

16h30, je rentre en middle care et je dis bonjour à notre petit bonhomme. Alors qu'il dormait gentiment dans son lit, l'infirmière m'explique qu'il a été fort sage jusqu'à présent et que je peux commencer à m'occuper de ses soins. En papa attentif et attentionné, je prépare mon matériel en annonçant à Clément que je vais le changer. Ce dernier ne bronche pas alors que je tente de le déshabiller avec toute la douceur qui me caractérise (je vous laisse imaginer). J'ouvre son Pampers et je découvre des traces d'urine mais pas de selles. Soulagé, j'essaie de glisser le nouveau lange sous ses fesses fraîchement lavées. Quand soudain vers 16h37, un jet ... que dis-je ... une éruption ou un geyser de méconium vert-jaune inonde le coin de la chambre. C'est un véritable raz de marée ! D'après des témoins, la vague aurait atteint les 30 cm et se serait répandue sur une distance d'au moins 75 cm. Impressionné par l'intensité du désastre, je suis resté pantois un bon moment alors qu'en face de moi (et derrière une vitre) une maman se tordait de rire. Je reprends mes esprits constatant qu'on n'a heureusement dénombré que deux blessés. Le doudou légèrement touché à la tête par un projectile, alors qu'il se trouvait relativement loin de la catastrophe. Puis le papa (moi quoi) plus salement touché car ses mains en étaient pleines. Du coté des dégâts matériels, le bilan est plus lourd ! Mon tablier a dû être changé ainsi que la totalité du lit de Clément, sans parler des nombreuses compresses et autres bouts de tissus utilisés pour récupérer les différents appareils souillés. Une ligne téléphonique ainsi qu'un numéro de compte pour venir en aide aux victimes ont été ouverts. On vous en dira plus prochainement. Il est 16h40, les survivants quittent la zone. « On se croyait victime d'un tsunami » ponctuait même l'une d'entre elles. Mais malgré l'arrivée quelque peu tardive des secours, on a su rapidement venir à bout de ce phénomène naturel et rétablir la situation. Puis, comme pour les plages victimes de marées noires, chaque cm² a dû être nettoyé avant d'autoriser le retour des occupants. Pendant ce temps , notre grenouille a trouvé refuge dans les bras (propres) de son papa, endroit qu'il ne quitta plus avant 18h30. Kinou et Mamydo se sont même rendues sur place pour soutenir les deux victimes alors que Papilu et Parrain surveillaient de plus loin. Calme et détendu, Clément a passé une agréable après midi avant de la terminer en beauté par la dégustation de son premier biberon. Expérience qu'il faudra renouveler car notre petit homme s'est endormi au lieu de téter.  

 

Clément 78 j

01:44 Écrit par Marie et Fran dans Des indices | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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